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Appel à propositions

Littérature américaine et cultures thérapeutiques

Appel à propositions, Colloque Recherche Du 24 octobre 2022 au 31 janvier 2023

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l’Innovation (MaCI), Université Grenoble Alpes.
 

Ce colloque international, qui se tiendra du 14 au 16 juin 2023, explorera les forces dynamiques d’attraction et d’antagonisme qui se jouent entre des textes ou traditions littéraires et un large éventail de discours psychologiques, du XIXe siècle jusqu’à nos jours, à la lumière du concept relativement récent de culture thérapeutique.

Ces réflexions se poursuivront lors du 5e Congrès international de la Société française d’études modernistes (SEM) intitulé Therapeutic Modernisms, programmé à l’UGA dans le cadre du même projet en juin 2024.



Les textes littéraires américains, oscillant entre attraction et rejet, tendent à refléter voire à remettre en cause une gamme de croyances forgées dans le cadre d’idéologies thérapeutiques. Depuis le New Criticism en particulier, les différents modèles théorisant la relation entre littérature et psychologie se sont montrés restrictifs en tentant soit de bannir la psychologie, soit de privilégier certains discours au détriment de ceux perçus comme « populaires » ou « alternatifs ». En même temps, des notions thérapeutiques courantes – comme l’intelligence émotionnelle, l’empathie, ou la communication interpersonnelle – se voient de plus en plus utilisées aux États-Unis, souvent de manière problématique, pour justifier la légitimité culturelle de la littérature au moment où elle apparaît subir une forme de dévalorisation. De telles justifications utilitaristes doivent être questionnées si nous voulons repenser la pertinence culturelle actuelle et future de la création littéraire.



Afin d’explorer ce terrain, cette conférence réunira des spécialistes de la littérature et de la culture américaines, des affect studies et des liens historiques entre littérature et psychologie. Car la « culture thérapeutique » constitue un champ d’investigation bien plus large que celui qui intéresse traditionnellement les théoriciens de la littérature dans leur effort de penser les relations entre littérature et psychologie. Comment expliquer que ces relations n’aient été généralement abordées que par le biais de la psychanalyse, à l’exclusion de tant d’autres pratiques thérapeutiques ? Quelle vision du sujet peut dès lors découler d’une analyse considérant les interactions de la littérature avec un spectre étendu de « cultures psy », allant des manuels de développement personnel à la santé naturelle, des thérapies cognitivo-comportementales à la théorie de la Gestalt, de la spiritualité New Age à la médecine narrative ? Et comment expliquer que la croyance selon laquelle les textes littéraires panseraient les blessures du passé, perfectionneraient l’individu et offriraient un accompagnement psychologique ou spirituel, s’est répandue à l’époque contemporaine, au moment même où la valeur culturelle de la littérature apparaît menacée ?



Contrairement à d’autres approches – et notamment celles motivées par des convictions purement optimistes quant aux pouvoirs de « soin » ou de « guérison » de la littérature – les participants à ce colloque sont invités à porter un regard critique sur ces tendances historiques et contemporaines, questionnant la vision utilitariste, dans des sociétés néolibérales, des textes littéraires comme appareil curatif. Contrairement aux initiatives qui adoptent une vision purement positive des liens entre la littérature et des idéologies thérapeutiques, les communications se demanderont si l’identification de la littérature en tant que technologie de guérison n’a pas également fait obstacle à sa mise en valeur culturelle. Questionner les mythes de la littérature en tant que dispositif réparateur engagera donc à réfléchir à de nouveaux modèles d’analyse de l’interaction littérature-thérapie allant au-delà du positivisme scientifique et de l’optimisme culturel de certaines initiatives contemporaines en sciences humaines médicales.



Ce colloque et le projet éditorial qui lui est associé ne visent pas à déterminer la place de la littérature dans une culture dite thérapeutique, et ce faisant à établir une hiérarchie statique semblable à celles que posent nombre des modèles élaborés jusqu’ici pour penser les liens entre psychologie et littérature. Il s’agit bien plutôt d’appréhender le littéraire et le thérapeutique comme des environnements culturels qui n’ont cessé de se remodeler activement l’un l’autre. À l’épicentre d’un éthos thérapeutique en constante expansion, la littérature américaine offre une occasion unique d’interroger ce paradigme. Car si l’objectif de l’amélioration de soi par l’art est au fondement de l’éthos moral victorien, c’est aux États-Unis, à l’époque moderne – dans une combinaison de ferveur capitaliste, d’optimisme culturel et d’idéologies d’autonomie – que la vision de la littérature comme technologie de guérison prend ses formes les plus radicales. Ce projet a donc pour point de départ temporel les années 1850, afin d’englober les changements intervenant juste avant, pendant et après la Guerre de Sécession (1861-1865), qui modifient considérablement les relations entre littérature et idéaux thérapeutiques.



Le concept de culture thérapeutique, conçu en réponse à des conceptions jugées trop limitées de la psychologie et de son influence, aborde le thérapeutique comme un vaste ensemble de pratiques et de discours avec lesquels le sujet moderne interagit. Comme l’affirment Timothy Aubry et Trysh Travis, qui seront présents lors de ces journées, dans leur volume collectif Rethinking Therapeutic Culture : plutôt que de se borner à un apparat de stratégies curatives ou correctives, le thérapeutique « doit être compris non pas seulement comme une technologie de guérison, voire comme un zeitgeist, mais comme une culture : un réseau complexe de croyances, de comportements et d’institutions communs, qui rassemblent des individus et façonnent leurs valeurs et leurs idéaux. »



C’est ce sens élargi du thérapeutique que ce colloque entreprend d’explorer. S’interroger sur l’influence cruciale des textes littéraires dans cette culture revient donc à enquêter du côté du divan du thérapeute ou de l’hôpital psychiatrique, mais aussi et surtout en direction des lieux et des discours extra-institutionnels.



Les interactions complexes qui se jouent entre les cultures thérapeutique et littéraire traversent en effet un large spectre incluant des contextes tant cliniques qu’extra-cliniques. De plus, les littératures afro-américaines, hispaniques et latinos, féministes et queer montrent comment les approches thérapeutiques demeurent souvent hors de portée des victimes d’inégalités et restent l’apanage des groupes privilégiés qu’elles dotent d’armes idéologiques ou culturelles nouvelles. De cette manière, l’objectif de cet évènement n’est pas seulement d’étudier la littérature « en tant que » thérapie, ou dans son rapport à certains discours historiquement privilégiés comme la psychanalyse, mais de questionner plus largement les interactions entre culture littéraire et culture thérapeutique, dans une perspective transhistorique aussi bien que transdiscursive.

 

Les propositions d’articles individuels, de panels ou de tables rondes collectifs sont invités dans les champs suivants, non exclusifs :
  • les relations entre des textes littéraires américains et des disciplines, méthodes et protocoles psychologiques spécifiques tels que les thérapies cognitivo-comportementales, la Gestalt, ou des discours comme le développement personnel
  • les représentations changeantes de cultures, lieux et professions de la psychologie dans des œuvres littéraires américaines
  • la représentation de la psychothérapie dans la fiction, la poésie ou le théâtre américains
  • les expériences psychothérapeutiques abordées par des auteurs dans des textes d’autobiographie ou d’autofiction
  • l’apport des cultures thérapeutiques à la création de nouveaux genres littéraires (comme le roman de sanatorium)
  • des approches inédites des interactions entre littérature et psychanalyse, au-delà des cadres théoriques plus traditionnels
  • le trope culturel de plus en plus répandu aux États-Unis et au-delà de la littérature comme art de soin ou de guérison, y compris l’émergence de pratiques cliniques telles que la bibliothérapie
  • les risques politiques ou esthétiques potentiels d’associer la littérature à des fins thérapeutiques, à la fois au cours de l’histoire américaine et au moment présent
  • les paradigmes de réception et le brouillage pour des lecteurs, au sein des cultures populaires et savantes, des frontières entre discours thérapeutiques et littéraires
  • etc.


Cette brève liste n’est qu’indicative et des propositions portant sur un large éventail de sujets liés aux liens entre les cultures littéraires et thérapeutiques américaines, au sens le plus large de ces deux catégories, sont les bienvenues.



Les propositions de 300 mots maximum pour les communications individuelles, et de 1000 mots maximum pour les panels conjoints et les tables rondes, doivent être envoyées avant le 31 janvier 2023 à l’adresse suivante : nicholas.manningatuniv-grenoble-alpes.fr (nicholas[dot]manning[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Si possible n'hésitez pas à signaler dès à présent votre intention de soumettre une proposition de communication afin de faciliter l'organisation logistique de l'évènement.



Une réponse quant à l’acceptation de la proposition sera donnée avant le 15 février 2023 au plus tard.


Organisation : Nicholas Manning (UGA/IUF)

Conférenciers confirmés : Timothy Aubry, Isabelle Blondiaux, Beth Blum, Peter Boxall, Jean-Christophe Cloutier, Thomas Constantinesco, Adam Frank, Martin Halliwell, Michael Jonik, Rachel Greenwald Smith, Trysh Travis.
Partenaires

En partenariat avec l’Institut universitaire de France (IUF).

Nicholas Manning nicholas.manning [at] univ-grenoble-alpes.fr

Représentation(s) du monde hispanique actuel dans les médias (REMHIAM)

Appel à propositions Recherche Du 11 octobre 2022 au 15 janvier 2023

Valence

Complément lieu

Bâtiment Marguerite Soubeyran
87 avenue de Romans - 26000 Valence

Cette première journée sera organisée le 4 avril 2023 à Valence.

Cycle de Journées d’étude en présentiel



Volet 1 - Les séries télévisées



Ce cycle de journées d’étude trouve son intérêt dans la recherche menée à Valence autour de la culture hispanique actuelle, tant espagnole que latino-américaine, et de sa représentation dans différents médias et/ou supports destinés au grand public. Ces représentations au sens large, qui vont de problématiques sociales, socio-économiques, linguistiques ou politiques à des caricatures de type « clichés », interrogent la perception contemporaine de réalités existantes ou simplement émergentes. Loin des genres scientifiques ou littéraires consacrés, le « populaire » se caractérise néanmoins comme étant un vecteur de représentations révélatrices des cultures et des sociétés hispanophones, à partir notamment des croyances, préjugés, perceptions subjectives ou autres témoignages diffusés dans les médias.



Le premier volet intitulé « Représentation(s) du monde hispanique actuel dans les séries télévisées » va ainsi s’intéresser à ce médium audiovisuel grand public dont la caractéristique essentielle est la nature sérielle. Son extension et la relative thématisation de ses « épisodes », où la condensation se conjugue avec la répétition, permettent la mise en évidence et en relief de questions de discours, de civilisation et d’interculturalité en lien avec la vie quotidienne, la société contemporaine, mais aussi les communautés ou les mondes professionnels auxquels appartiennent les protagonistes fictionnels.



Envoi des propositions

Le comité d’organisation invite toutes les personnes intéressées, aux recherches déjà confirmées ou débutantes de différentes approches ou disciplines, à envoyer une proposition de communication (20 minutes) à l’adresse : remhiamatuniv-grenoble-alpes.fr (remhiam[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Les propositions doivent lui parvenir le 15 janvier 2023 au plus tard.



Comité d'organisation

Janice ARGAILLOT (ILCEA4-CERHIS) : janice.argaillotatuniv-grenoble-alpes.fr (janice[dot]argaillot[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Mariana DOMÍNGUEZ VILLAVERDE (ILCEA4-CERHIS) : mariana.dominguez-villaverdeatuniv-grenoble-alpes.fr (mariana[dot]dominguez-villaverde[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Thierry NALLET (ILCEA4-GREMUTS) : thierry.nalletatuniv-grenoble-alpes.fr (thierry[dot]nallet[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Contact

remhiamatuniv-grenoble-alpes.fr (remhiam[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Récits et Inter-médialité, écrire autrement, s’affranchir des modèles

Appel à propositions, Séminaire Recherche Du 6 septembre 2022 au 26 septembre 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Séminaire de l’axe transversal "Création culturelle et territoire(s)".

Les séances consacrées à « Récits et Inter-médialité, écrire autrement, s’affranchir des modèles » chercheront  à étudier ces rapports entre la création et le monde pour mieux explorer ce que ce « entre » (sens large selon lequel on peut comprendre le concept d’intermédialité) peut nous révéler des relations, esthétiques ou historiques, qui traversent les œuvres de création à différents moments et dans toute la diversité de nos territoires. En effet, nous chercherons à développer notre réflexion depuis une approche aussi bien synchronique (étude des récits à une époque donnée) que diachronique (étude de l’évolution des modes du récit), en nous intéressant à toutes les aires géographiques représentées dans notre axe « Création culturelle et territoire(s) ».



Nous vous invitons à nous soumettre vos projets (en cours ou réalisés) qui s’inscrivent dans ces approches et qui donneront lieu à une présentation d’une vingtaine de minutes lors d’une des séances de l’axe. Merci de nous envoyer un bref descriptif à ilcea4-cctatuniv-grenoble-alpes.fr (ilcea4-cct[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr) pour le lundi 26 septembre.
ilcea4-cct [at] univ-grenoble-alpes.fr

à télécharger

50 ans du 11 septembre 1973 au Chili ; 50 ans du 27 juin 1973 en Uruguay : solidarités et réseaux pour une résistance en exil

Appel à propositions, Colloque Recherche Du 30 juin 2022 au 17 avril 2023

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Ce colloque porté par les universités Grenoble Alpes, Lyon 2 et l'Institut des Amériques sera organisé du 18 au 20 septembre 2023.

Septembre 2023 : 50e anniversaire du coup d’État militaire du 11 septembre au Chili. Cet événement-monde (Sirinelli, 2002) a mis fin à un projet de société plus juste, basé sur la redistribution et l’amélioration du bien-être des classes laborieuses. Le coup d’arrêt donné à la «voie chilienne vers le socialisme» et à l’Unité Populaire marque le déclinde la gauche mondiale –ni la voie armée, ni la voie des urnes ne peuvent modifierle politique -,et affirme le triomphe d’un Chili transformé en laboratoire d’un libéralisme exalté destiné à s’étendre au niveau planétaire. Cependant, en dépit des atteintes aux droits de l’Homme et des transformations politiques et structurelles autoritaires, la lutte et la résistance ont continué à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Juin 2023 : 50e anniversaire du coup d’État militaire du 27 juin en Uruguay. Après un long processus coercitif de domination sociale et politique qui provoque des résistances de plus en plus larges au sein de la population, le président Bordaberry dissout le Parlement, ouvrant la voie à une dictature qui se prolongera jusqu’à mars 1985. Le coup uruguayen a connu une répercussion mondialemoindre que celui du 11 septembre chilien. Petit pays de trois millions d’habitants qui n’a pas connu d’expérience réformiste comme celle de l’Unité Populaire, l’Uruguay a moins concentré le regard international sur sa crise économique, alors que, continuant à s’attacher à un système de représentation démocratique désormais en crise, sa classe dominante se montrait incapable de transformer des structures sociales et économiques obsolètes. Le Chili concentra le regard international, laissant croire que la répression en Uruguay y était moindre. Les points communs sont pourtant nombreux : prise du pouvoir par les militaires, censure, interdiction de syndicats, partis politiques et associations étudiantes, répression massive de la population, persécution d’opposants, censure de la presse, etc. Les Uruguayens furent nombreux à s’exiler, d’abord en Argentine et au Chili (où certains furent rattrapés par une violence d’État transfrontalière, prémisse du Plan Cóndor), d’autres plus loin (Venezuela, Mexique, Cuba), voire en Europe (France, Suède, Italie, Espagne, etc.). Des réseaux de solidarité se sont tissés ici et là, portés par des intellectuels et des artistes eux-mêmes exilés ou par les hommes et femmes qui les accueillaient. Ces réseaux associaient souvent la solidarité avec l’Uruguay et le Chili (plus tard avec l’Argentine). Le prestige international des Tupamaros, le sort réservé aux « otages » (un petit groupe de prisonniers détenus dans des conditions très particulières), le travail mené par certain.e.s auprès d’organismes internationaux, etc., ont finalement joué en faveur de la (re)connaissance internationale du cas uruguayen.

Le colloque, d’une façon innovante à l’égard de cette petite nation qu’est l’Uruguay, invite à prendre en compte le fait que l’histoire des pays du Cône sud ne peut être comprise sans une réflexion globale et supra-nationale (coordination des forces répressives, doctrine de la sécurité nationale, allégeance vis-à-vis des États-Unis, etc., mais surtout, comme contrepoint à la répression d’État, contacts, échanges, travail fédérateur des exils). L’histoire comparée de ces résistances fait surgir de nombreux points communs, mais aussi des différences, qu’il conviendra d’explorer autant que mettre en valeur dans le cadre de ce colloque. Le colloque ne consistera pas en une dénonciation, pourtant bien légitime et justifiable, des crimes de la dictature, des moyens utilisés par les forces répressives, à l’intérieur du pays (DINA, CNI, services de renseignements des forces armées) ou à l’extérieur (Plan Cóndor et complicités euro-occidentales). Nous n’axerons pas cette rencontre sur la complicité des secteurs économiques dominants, ni sur le rôle indéniable des États-Unis pour mettre en place le régime militaire et soutenir la dictature. Il nous a paru intéressant de mettre en miroir les deux processus d’exil et de résistance culturelle qui en découlèrent, dans une perspective comparative afin de mieux discerner les particularités et les similitudes des résistances et des créations. Le colloque se propose donc de mettre à l’honneur l’élan de solidarité internationale qui s’est développé en Amérique latine, en Europe et aux États-Unis en réaction aux coups d’État et à leurs exactions. Nous souhaitons mettre en lumière toutes les formes de résistance en exil et à l’intérieur-culturelles, politiques, institutionnelles ainsi que celle des associations et organismes issus de la société civile -qui ont constitué des instruments réels au service de la lutte contre ces dictatures.

Comité scientifique :

Alfredo Alzugarat, Bibliothèque Nationales (Uryguay)
Mario Ayala, Universidad Nacional de Tierra del Fuego, CONICET
María José Bruña Bragado, Universidad de Salamanca
Carlos Walter Demasi Herrera, Universidad de la República -Montevideo
Erich Fisbach, Université d’Angers
Norah Giraldi Dei-Cas, Université Lille3
Jimena Obregón, Université Rennes2
Claudia Fedora Rojas Mira, UTEM
Benoît Santini, Université du Littoral- Côte d’Opale
Hernán Venegas Valdebenito, USACH

Comité organisateur :

Alvar de la Llosa, Université Lyon 2
Olga Carballo, Université  Grenoble Alpes
Raul Caplan, Université Grenoble Alpes

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Communs, ONG et crise globale : quelles stratégies mettre en œuvre ?

Appel à propositions, Colloque Recherche Du 30 juin 2022 au 31 octobre 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Centre-ville de Grenoble (salle Juliet Bertho ou Maison du tourisme)

Colloque international organisé par l'ILCEA4 et Humacoop/Amel - Grenoble au printemps 2023.

Dans le prolongement de l’ouvrage pluridisciplinaire « Mondialisation et exclusions » rédigé par des chercheurs de l’ILCEA 4 et qui doit paraître pendant l’hiver 2022 aux éditions du CNRS, le présent colloque se propose de rechercher et d’explorer pour la société civile les voies susceptibles de bousculer le statu quo actuel face aux défis économiques, sociaux et écologiques. La conjonction actuelle de ces différents niveaux de crise montre bien qu’il s’agit d’une crise profonde du système d’accumulation actuel. La crise est endogène, inhérente au fonctionnement de la globalisation économique et financière ; elle ne résulte pas de chocs exogènes dus à des phénomènes contingents. Elle sanctionne les dysfonctionnements majeurs d’une régulation – ou plutôt d’une absence de régulation – centrée sur le marché qui aboutit à l’éclatement des sociétés sous l’effet des inégalités de revenus et de patrimoines comme de la détérioration des biens publics. Elle souligne l’impératif de passer à un nouveau mode d’accumulation centré sur la transition écologique et la redistribution économique et sociale. Construire ce « post capitalisme des Communs » suppose la réappropriation de l’État par l’irruption de la société civile sur la scène politique et l’invention de nouveaux rapports à la fois avec l’État, la société (nécessité de rendre des comptes) et le marché. Le but de ce colloque est de tenter de mieux cerner les enjeux du passage à ce nouveau mode d’accumulation à venir, à travers le croisement de regards venant de différents champs disciplinaires. La problématique retenue pourra donc intéresser des chercheurs des différentes disciplines des sciences sociales (économie, sciences politiques, philosophie, anthropologie…) ou des chercheurs en civilisation.



Modalités de soumission :



Les propositions de contribution écrites en français devront être accompagnées d’un résumé compris entre 300 – 500 mots et d’un C.V. synthétique d’une page. Elles devront être envoyées avant le 31 octobre 2022 à yves.achilleatuniv-grenoble-alpes.fr (yves[dot]achille[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr.) Le comité scientifique examinera ces propositions et donnera ses réponses avant le 15 novembre 2022.



Comité d’organisation : 



Susanne BERTHIER (ILCEA 4)

Yves ACHILLE (ILCEA 4) 

Joseph DATO (ancien PAST UFR Langues et responsable d’Humacoop/Amel - Grenoble)

Alain DONTAINE (PAST UFR Langues)

Éric MARTIN (PAST UFR Langues)

Contacts

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Le Roi Lear, une œuvre pluri- et inter-médiale ?

Appel à propositions, Journée d'étude Recherche Le 30 juin 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation - MaCI

Journée d'étude consacrée au "Roi Lear par le biais de l'intermédialité" portée par l'axe transversal Création Culturelle et Territoire(s) de l'ILCEA4 le 24 novembre 2022.

Cette journée d’étude visera à inclure une réflexion transversale et pluridisciplinaire, comprenant les domaines des Lettres, des Langues et des Arts sous toutes ses formes (théâtre, cinéma, danse, traduction, histoire, photographie, peinture, musique, arts plastiques pour ne citer que quelques domaines). Elle invite les communications à questionner Le Roi Lear comme œuvre interculturelle, pluri- et inter-médiale et à présenter le milieu universitaire comme vecteur et interprète privilégié d’une parole artistique. Il sera proposé aux participants d’assister à la représentation de la mise en scène de Georges Lavaudant le jeudi soir. Une table ronde mêlant professionnels de la scène et universitaires sera organisée à cette occasion.

 

Les propositions sont à envoyer, ​avant le 30 juin, aux adresses suivantes :

estelle-rivier-arnaudatuniv-grenoble-alpes.fr

ilcea4-cctatuniv-grenoble-alpes.fr

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Croiser les langues et les cultures : de la linguistique contrastive à l’analyse du discours

Appel à propositions, Journée d'étude Recherche Du 9 mai 2022 au 3 juillet 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Journée d'étude coorganisée par l'ILCEA4 et le LIDILEM les 27 et 28 octobre 2022.

Cette journée d’étude vise à aborder à travers une démarche interdisciplinaire les stratégies, utilisées dans les discours dits de spécialité, tels le discours politique, médiatique, publicitaire, le discours construit à partir des proverbes ou des mèmes d’Internet, ces différents types de discours produits dans diverses aires géoculturelles.



Modalités de soumission

Les propositions de communication peuvent être soumises en français (200 mots, notice biographique avec rattachement institutionnel du participant).

Elles sont à envoyer, au plus tard le 3 juillet 2022, aux adresses suivantes : 

lidia.miladiatuniv-grenoble-alpes.fr (lidia[dot]miladi[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

valery.kossovatuniv-grenoble-alpes.fr (valery[dot]kossov[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

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Du territoire aux mémoires fragmentées : récits et créations identitaires dans le monde hispanique

Appel à propositions, Journée d'étude Recherche Du 4 mars 2022 au 31 mai 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Journée d'étude organisée par le CERHIS le 2 décembre 2022.

Cette journée d'étude, s’inscrivant dans le groupe de recherche CERHIS, se limite au XIX-XX-XXIe siècle et s'adresse aux chercheurs et jeunes chercheurs hispanistes, autant spécialistes de l'Espagne que de l'Amérique latine. Cette journée d’étude, par sa thématique propice à l'interdisciplinarité, sera composée de communications d'une durée de 20 minutes.



Modalités de soumission

Les propositions d'interventions, comportant un résumé d'une quinzaine de lignes maximum, sont à envoyer avant le 31 mai 2022 à Charlotte Blanchard (charlotte.blanchardatuniv-grenoble-alpes.fr (charlotte[dot]blanchard[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)) et David Crémaux-Bouche (david.cremaux-boucheatuniv-grenoble-alpes.fr (david[dot]cremaux-bouche[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)).

Merci d'indiquer vos nom(s), prénom, coordonnées postales, électroniques et votre organisme de rattachement, ainsi qu'une liste de 5 mots-clés accompagnée d!une brève notice bio-bibliographique. Le comité scientifique se prononcera sur les propositions au plus tard à la fin du mois de juin 2022.

Contacts

charlotte.blanchardatuniv-grenoble-alpes.fr (Charlotte Blanchard)

David Crémaux-Bouche

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Une histoire de liberté

Appel à propositions Recherche Du 25 janvier 2022 au 4 avril 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Journée d'étude le 7 juin 2022, organisée par le groupe des doctorants Thés'Art, du laboratoire ILCEA4.

L'objectif de cette journée d'étude est de réunir des doctorants, docteurs et pré-doctorants de différentes sphères linguistiques autour d'une réflexion commune sur le concept de liberté.

Si la crise sanitaire et les mesures inédites qu'elle a provoquées ont vu la liberté et ses limites émerger au cœur des débats, le terme est enveloppé d'une ambiguïté sémantique.
Bien qu'il soit tentant de penser à la liberté comme à un concept universel, sa signification, elle, varie grandement selon les contextes et les individus, comme en témoigne l'hétérogénéité de ses représentations. De plus, le concept de liberté peut servir d’instrument idéologique, en particulier dans les domaines social, économique et politique, employé pour défendre ou justifier une cause.

La journée d’étude a donc pour but de de fédérer un grand nombre d’approches variées qui, par association et confrontation, permettront de mettre en lumière toute la richesse que renferme un tel concept.

Les contributions pourront s’inscrire dans l’un ou l’autre des axes suivantes :

-      

La liberté et ses significations

Comment le terme est-il traduit à travers les langues et les cultures ? Comment a-t-il évolué sémantiquement à travers l'histoire ?

-      

La liberté et ses représentations

Comment la liberté est-elle représentée dans les arts du monde ? Quelles autres formes peuvent prendre ces représentations ?
Quelle est l'empreinte de ces représentations sur la culture nationale ou locale ?

-      

La liberté et ses manifestations

Comment la liberté artistique se manifeste-t-elle et quels nouveaux genres et formes émergent ?
Quelles sont les formes et les limites de la liberté d'expression ?
Quelles sont les formes de liberté qui se manifestent dans le processus de traduction, et quelles en sont les limites ?

-      

La liberté et ses usages

Dans quels contextes sociaux, économiques et politiques le concept de liberté a-t-il été utilisé comme un instrument idéologique pour défendre ou justifier une cause ?
Comment la liberté, par sa privation ou sa réduction, a-t-elle été utilisée comme une arme pour ceux qui s'opposent aux règles imposées ?

-      

Libertés individuelles et libertés collectives

Jusqu’à quel point peut-on limiter les libertés individuelles pour des raisons de bien commun ?
Dans quels domaines - géopolitiques, économiques ou artistiques - remarque-t-on que la liberté des uns empiète sur celle des autres ?
 

Cette journée d’étude aura lieu le 7 juin 2022 à l’Université Grenoble-Alpes ou en ligne, selon la situation sanitaire.

Nous accueillons des communications d’une durée de 20 minutes, de la part de jeunes docteurs, doctorants et potentiellement pré-doctorants (master). Celles-ci seront uniquement faites en français.

Les propositions, de 300 à 500 mots, accompagnées d’un titre ainsi que d’une brève notice de présentation de l’intervenant, sont à envoyer au comité d’organisation avant le 04 avril 2022. Les réponses seront données au début du mois de mai.

Le comité d’organisation Thés’Art :

simon.albertinoatuniv-grenoble-alpes.fr (simon[dot]albertino[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)
jessica.smallatuniv-grenoble-alpes.fr (jessica[dot]small[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

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Interculturalité, réseaux sociaux et monde du travail

Appel à propositions, Colloque Recherche Du 12 janvier 2022 au 28 février 2022

Colloque international du 14 au 16 juin 2022 à la Westsächsische Hochschule Zwickau (Allemagne), en partenariat avec l’ILCEA4 (Université Grenoble Alpes).

Ce colloque s’inscrit dans un cycle de manifestations scientifiques organisées entre les deux établissements autour de la thématique « langues et médias ». Les contributions pourront entre autres aborder les questions suivantes :

 
  • De quelle façon les réseaux sociaux sont-ils utilisés dans le monde du travail ? (visée promotionnelle, relations entreprise-client, représentation des produits…)
  • En quoi ces usages contribuent-ils à façonner les interactions et à instituer de nouvelles formes de communication ?
  • Quelles différences observe-t-on en fonction des langues et des aires culturelles ?
  • En quoi les réseaux sociaux reflètent-ils les pratiques professionnelles ? (transmission d’un savoir spécialisé, langue de spécialité, terminologie…)
  • Quelles stratégies et visées discursives sont mises en œuvre pour entretenir les relations sociales dans ce contexte ?
Ce colloque se tiendra du 14 au 16 juin 2022 à Zwickau en Allemagne.

 

Les personnes intéressées sont invitées à soumettre une proposition de communication (en français, en allemand ou en anglais) d’environ 250 mots, ainsi qu’une courte notice biographique. Notre point de départ se situe dans les disciplines de la linguistique, des médias et de la communication interculturelle, mais une  approche de ces notions à la lumière d’autres disciplines sera également appréciée.



Merci d’envoyer votre proposition à l’adresse suivante avant le 28 février 2022 : zwickaujuni2022atgmail.com (zwickaujuni2022[at]gmail[dot]com)



 
zwickaujuni2022 [at] gmail.com

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