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Journée d'étude

Imaginaires socio-discursifs dans les discours populistes : récits, représentations et réceptions

Journée d'étude Recherche Du 11 juin 2026 au 12 juin 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

MSH-Alpes (présentiel)
En visioconférence (sur demande)

À l’heure de la montée des populismes et de la fragmentation des espaces publics, ces deux journées d’étude interrogent les imaginaires sociodiscursifs qui structurent les discours politiques contemporains.

La montée du populisme au XXIe siècle s'accompagne d'une mobilisation stratégique du récit et des imaginaires collectifs. Les acteurs populistes exploitent différents ressorts du discours pour redéfinir le réel et produire une adhésion populaire. L'essor des technologies numériques a considérablement amplifié ce phénomène, en accélérant la diffusion de contenus à forte charge affective et en intensifiant les dynamiques de polarisation. Dans un contexte de recul des grandes idéologies du XXe siècle, le récit politique y compris sous sa forme complotiste remplit une fonction de mise en sens face à un présent vécu comme fragmenté et anxiogène.

Ces discours ne se contentent pas de décrire le monde, ils le construisent activement, en réarticulant signes, figures et récits autour de nouvelles chaînes de signification. La compétition pour l'hégémonie culturelle constitue ainsi un enjeu central des stratégies populistes, qu'elles émanent de la gauche, comme Podemos en Espagne ou, plus récemment, des droites radicales en Europe ou aux États-Unis. C'est dans cette perspective que s'inscrivent les deux journées d'étude, qui vise à analyser comment les discours populistes mobilisent et transforment des imaginaires sociodiscursifs préexistants pour conquérir une légitimité politique, à travers différents contextes nationaux.

Comité d'organisation

Valéry Kossov (ILCEA4), Anaïs Hollard (REMELICE), Cristina García Martínez (ILCEA4), Zakaria Taha (ILCEA4)

Ces journées d'étude sont organisées dans le cadre de l'axe transversal "Politique, Discours, Innovation" de l'ILCEA4.

Valéry Kossov valery.kossov [at] univ-grenoble-alpes.fr Imaginaires socio-discursifs dans les discours populistes

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Refu(ge)s : Refuge à soi, aux autres, pour soi, pour les autres

Journée d'étude Recherche Du 11 juin 2026 au 12 juin 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison des langues et des cultures, salle Jacques Cartier

Journée d’étude des doctorant·es de l’ILCEA4.

À l’image du paysage de Thomas Cole, où le refuge semble se dessiner entre sérénité, vulnérabilité et isolement, cette journée d’étude propose d’explorer les multiples significations du refuge : lieu de protection, espace de tension, territoire intime ou politique. À travers des approches croisées en littérature, langues et cultures, les interventions de jeunes chercheur·euses et doctorant·es issu·es d’universités internationales interrogeront les façons dont on habite, cherche ou imagine le refuge aujourd’hui. Nous serions ravi·e·s de vous accueillir le 11 et 12 juin 2026 à la Maison des Langues, salle Jacques Cartier, pour partager ces échanges et réflexions autour d’un thème au cœur des enjeux contemporains.

Liens zoom 

11 juin (1er jour) : https://univ-grenoble-alpes-fr.zoom.us/j/98396978897?pwd=QtbOcmPb3UJZr1tG7Ee1z1eGuDO2Wo.1 

12 juin (2e jour) : https://univ-grenoble-alpes-fr.zoom.us/j/98714688526?pwd=LqXbLT4HF3I9fsHpFUfNnal9wFL1rG.1 

 

Comité d'organisation

Léa Barril, Charlène Martin et Dorian Sifaoui

Refu(ge)s : Refuge à soi, aux autres, pour soi, pour les autres
Thomas Cole, A View of the Mountain Pass Called the Notch of the White Mountains (Crawford Notch), 1839

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Considérations sur le vivant : le social et l’environnement au prisme (de la circulation) des discours

Journée d'étude Recherche Du 21 mai 2026 au 22 mai 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Jeudi 21 mai : Amphi 4, Bâtiment Stendhal
Vendredi 22 mai : Amphi MSH-Alpes

Journée d'étude organisée par Élodie Vargas, Claudia Lambert et Frederik Delpuech.

Depuis l’Antiquité, les sciences se sont intéressées à ce que l’on appelle le vivant en tentant de définir ce dernier et d’en tracer des contours de plus en plus précis. Au fil des siècles, elles ont permis d’enrichir les connaissances dans des domaines extrêmement nombreux, de l’agronomie à la bio-informatique, en passant par la médecine, les neurosciences, la biologie moléculaire, l’anatomie, la génétique, et bien d’autres. Penser le vivant relève d’une autre dimension et est à attribuer depuis toujours à la philosophie. Les sciences du vivant n’ont ainsi pas cheminé ex-nihilo, mais se sont fondées sur des savoirs et des modèles de pensée qui les ont façonnées, élargissant le spectre. Ainsi sont apparues, au fil du temps, des interrogations sur le pouvoir de l’homme, sur ses interventions dans le domaine du vivant, sur son rapport à l’environnement, dépassant le cercle d’intérêt de la science elle-même.

L’objectif de ces journées est de considérer le vivant en s’inscrivant dans notre synchronie. Partant, il s’agira d’analyser comment est pensé et (re)présenté le vivant, sans jugement, à partir de discours produits dans différents temps, milieux et sphères. Cette analyse considère le social et l’environnement, deux domaines de l’ONU qui appuient le développement durable depuis la conférence de Rio. Elle prend comme cadre général les 17 Objectifs de Développement Durable édités par l’ONU, situant le regard plus particulièrement autour des objectifs 3, 6, 7, 9, 11, 12, 13, 14, 15 (respectivement : Bonne santé et bien-être / Eau propre et assainissement / Énergie propre et d’un coût abordable / Industrie, innovation et infrastructure / Villes et communautés durables / Consommation et production responsables / Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique / Vie aquatique / vie terrestre), mais pas exclusivement.

La démarche est linguistique, s’inscrivant aussi bien en sémantique, en analyse du discours, en pragmatique et en sémiotique. Les communications considèrent la manière dont nous abordons les liens avec le monde vivant humain et extra-humain, la manière dont il est parlé du vivant, les représentations émanant de ces discours, les causes et les enjeux sous-jacents à certaines représentations et leur circulation.

Considérations sur le vivant

Contacts et organisation

Elodie.Vargasatuniv-grenoble-alpes.fr (Elodie[dot]Vargas[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)
Frederik.Delpuechatuniv-grenoble-alpes.fr (Frederik[dot]Delpuech[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)
Claudia.Lambertatuniv-grenoble-alpes.fr (Claudia[dot]Lambert[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

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Les fleurs d'errance. Illustration et frontières

Exposition, Journée d'étude Recherche Le 6 mai 2026
Complément date

à partir de 9h15

Complément lieu

Centre d'études slaves : 9, rue Michelet 75006 Paris
& en ligne

À l’occasion du vernissage de l’exposition « Les Fleurs d’errance. Illustration et frontières », le CESC co-organise une journée d’étude et de tables rondes rassemblant illustratrices russes en exil, chercheuses spécialistes en littérature de jeunesse russe et ukrainienne, et professionnels de l’édition.

Pour plus d’informations : https://eurorbem.sorbonne-universite.fr/event/les-fleurs-derrance-illustration-et-frontieres/ 

Pour suivre cet événement à distance : https://univ-grenoble-alpes-fr.zoom.us/j/97883208194?pwd=xtgARmTLOwe5iH0KRvlDNlclnMoESa.1 
ID de réunion : 978 8320 8194
Code secret : 247338

Contact : laure.thibonnieratuniv-grenoble-alpes.fr (laure[dot]thibonnier[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)

Laure Thibonnier-Limpek laure.thibonnier-limpek [at] univ-grenoble-alpes.fr Les fleurs d'errance. Illustration et frontières
Varvara Pomidor @varvarapomidor

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2026 : ruptures ou recompositions ? Le Vénézuela et la Colombie face aux nouvelles dynamiques interaméricaines

Journée d'étude Recherche Du 18 juin 2026 au 19 juin 2026
Complément date

18 juin : 14h-18h
19 Juin : 8h30-12h30

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Salle 204
Maison de la création et de l'innovation

Journée d'étude organisée par Michele Merenda (doctorant, ILCEA4) et Daniel Rojas (enseignant-chercheur, ILCEA4).

Depuis le début de l’année 2026, les relations entre l’Amérique latine et les États-Unis semblent être entrées dans une nouvelle phase de redéfinition, marquée par une intensification des tensions politiques, diplomatiques et géopolitiques. La seconde administration Trump a contribué à accentuer la polarisation dans la région, réactivant des logiques d’alignement et de confrontation qui s’inscrivent dans une histoire longue des relations interaméricaines. Rivalités géopolitiques, sanctions économiques, reconfigurations des politiques énergétiques et des chaînes d’approvisionnement stratégiques, migrations massives, lutte au trafic de drogue et montée en puissance d’acteurs extra-hémisphériques participent aujourd’hui à une recomposition profonde de l’espace interaméricain. Des événements récents – tels que le bombardement de Caracas et l’enlèvement de Nicolás Maduro et de Cilia Flores dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026 – ainsi que les menaces formulées par la seconde administration Trump à l’égard de Cuba, de la Colombie et du Mexique, ont rencontré un large écho médiatique. Les revendications exprimées dans l’espace public contre un supposé « nouvel impérialisme » états-unien témoignent également de la vigueur des controverses actuelles. Si ces débats occupent une place centrale dans les médias, leur approfondissement dans le cadre académique apparaît indispensable afin d’en saisir les logiques structurelles, les continuités historiques et les implications régionales.

 

Cette journée d’étude propose donc de situer la relation Amérique latine — États-Unis dans les dynamiques et circulations hémisphériques et régionales qui la structurent. Plutôt que d’envisager ce rapport comme une simple interaction bilatérale ou comme l’expression d’une asymétrie figée, il s’agira de l’analyser comme un espace relationnel traversé par des flux d’idées, de doctrines politiques, de modèles économiques, de dispositifs sécuritaires, de normes juridiques et d’acteurs institutionnels qui circulent à l’échelle interaméricaine. L’approche adoptée se veut globale et transnationale : elle entend dépasser les lectures strictement nationales ou conjoncturelles afin d’interroger, dans le temps long, les continuités et les recompositions des rapports de pouvoir. Les relations interaméricaines seront ainsi envisagées comme un champ dynamique façonné par des interactions multiscalaires (locales, régionales, hémisphériques et globales) ainsi que par des processus de négociation, d’appropriation, de résistance et d’alignement.

 

Une attention particulière sera accordée aux cas vénézuélien et colombien, non pas comme des situations isolées ou exceptionnelles, mais comme des observatoires privilégiés des dynamiques régionales contemporaines. Compte tenu de l’actualité politique, des tensions diplomatiques persistantes, des régimes de sanctions, des débats autour de la souveraineté et des recompositions géopolitiques en cours, le Venezuela constitue un observatoire privilégié des transformations contemporaines du système interaméricain. Son évolution récente permet d’interroger les héritages de la Guerre froide, les logiques de confrontation idéologique, les stratégies d’autonomisation régionale et les nouvelles formes de pression hémisphérique.

La Colombie, pour sa part, occupe une position stratégique dans les équilibres régionaux, notamment en matière de coopération sécuritaire, de politiques antidrogues et de diplomatie interaméricaine. Longtemps considérée comme un allié privilégié des États-Unis en Amérique du Sud, elle a néanmoins connu des tensions croissantes dans ses relations bilatérales, malgré la rencontre de février 2026 entre les présidents Petro et Trump, qui a amorcé une phase de relative détente. L’analyse de son rôle dans la longue durée, ainsi que la prise en considération d’acteurs variés (fonctionnaires étatiques, militaires, chercheurs en sciences sociales, représentants religieux) permettront de mieux saisir les dynamiques internes et régionales qui structurent son positionnement. Enfin, l’étude des relations entre la Colombie et le Venezuela constituera un axe central de réflexion, dans la mesure où elle éclaire les interdépendances, les tensions et les rivalités propres à l’espace régional.

Daniel Rojas daniel.rojas [at] univ-grenoble-alpes.fr Le Vénézuela et la Colombie face aux nouvelles dynamiques interaméricaines

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Journées AURASIE - Rencontres régionales des études asiatiques en Auvergne-Rhône-Alpes

Journée d'étude, Rencontre / Débat, Table ronde Recherche Du 4 mai 2026 au 5 mai 2026
Complément lieu

Maison internationale des langues et des cultures (MILC) - Lyon 7 & ENS de Lyon

Inscription obligatoire (ouverte jusqu’au jeudi 30 avril)
Pour s'inscrire, cliquez ici
Les journées se dérouleront exclusivement en présentiel.

Ces rencontres visent à initier une dynamique autour de l’actualité des recherches en études asiatiques menées sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes.

Partant du constat que nous manquons parfois d’opportunités pour échanger régulièrement, nous envisageons ces journées comme un moment privilégié pour mettre en dialogue nos recherches, amorcer et renforcer nos collaborations, penser des projets communs, et également identifier les besoins spécifiques des institutions de la région AURA.

Comité d'organisation 

Alice Berthon (Univ. Grenoble Alpes, ILCEA4), Nolwenn Salmon (Univ. Lyon 3, IETT), Claire Vidal (Univ. Lyon 2, IAO).

Comité scientifique 

Alice Berthon (Univ. Grenoble Alpes, ILCEA4), Julien Bouvard (Univ. Lyon 3, IETT),
Claude Chevaleyre (CNRS IAO), Gwennael Gaffric (Univ. Lyon 3, IETT), Béatrice Jaluzot (Sciences-po Lyon, IAO), Arnaud Nanta (CNRS IAO), Rémy Madinier (CNRS IAO), Nolwenn Salmon (Univ. Lyon 3, IETT), Claire Vidal (Univ. Lyon 2, IAO).

Ouvert au public sur inscription.

Partenaires

Avec le soutien de : GIS ASIE, Institut d’Asie orientale (IAO, CNRS-UMR 5062), Institut d’Études transtextuelles et transculturelles (IETT, UR 4186), l’Institut des langues et cultures d’Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie (ILCEA4, EA 7356).

AURASIE

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Déplacements et engagements – circulations, médias, postures (XVIIIe – XXIe siècle)

Appel à propositions, Journée d'étude Recherche Du 13 avril 2026 au 7 juin 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

La journée d'étude, organisée par le CERAAC, se tiendra le 16 octobre 2026 à l'Université Grenoble Alpes.

L'engagement et le déplacement vont souvent de pair : les déplacements peuvent être à l’origine d’un engagement (exil, voyage), en transformer les modalités et faire évoluer la figure de l’auteur engagé ainsi que l’espace de la prise de parole engagée. À l’heure où les déplacements forcés atteignent des niveaux inédits et où les espaces numériques structurent de nouvelles formes de prise de parole, la relation entre déplacement et engagement se trouve profondément reconfigurée. C’est cette relation, à la fois féconde et plurielle, que nous souhaitons explorer pendant cette journée d’étude, en la considérant moins comme un simple détail biographique que comme un point de départ pour penser l’articulation entre engagement, espace public et circulations, temporelles comme géographiques.

La journée d’étude, organisée avec le soutien du CERAAC (ILCEA4), est ouverte aux communications présentées en allemand et en français. 

Nous invitons toutes les collègues et tous les collègues dont les recherches en littérature, en littérature comparée, en civilisation, en histoire culturelle ou en histoire des idées portent, directement ou indirectement, sur les espaces germanophone et francophone, à soumettre une proposition. Les propositions émanant de doctorant·e·s et de jeunes chercheur·euse·s sont particulièrement bienvenues.

Les propositions de communication sont à envoyer par courrier électronique aux adresses suivantes avant le 7 juin 2026 :

Alice Lacoue-Labarthe, CERAAC (alice.lacouelabartheatuniv-grenoble-alpes.fr (alice[dot]lacouelabarthe[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr))
David D. Reitsam, CERAAC (david-dominik.reitsamatuniv-grenoble-alpes.fr (david-dominik[dot]reitsam[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr))

Journée d'étude CERAAC

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Broderie en temps de crises : identité et résistance

Journée d'étude Recherche Le 6 mai 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la Création et de l'Innovation
339 avenue Centrale, St Martin d'Hères
Live Arts Lab

Cette journée d’étude propose d’interroger la broderie comme pratique à la fois artistique, sociale et politique, à travers des contextes historiques et contemporains variés.

Depuis longtemps la broderie a été associée aux sphères domestiques et au féminin. Relevant des catégories d’« art populaire » ou d’« artisanat », elle a longtemps été perçue comme décorative et utilitaire, ce qui l’a de fait reléguée aux marges de l’Art. 

Cependant, dans un monde contemporain marqué par des crises multiples — politiques, sociales, économiques, écologiques, sanitaires — son statut change, et ce grâce à des artistes, artisanes et artisans engagés prenant pas dans les actions de visibilisation, de contestation et de reconstruction identitaire. La broderie devient l’un des médiums puissants de transmission de mémoires, de résistance et d’affirmation de subjectivités minorées (Chapelain, 2025, LaDuke, 1983). Qu’elle soit associée aux supports matériels traditionnels (chemises, coiffes, tabliers, serviettes, mouchoirs, gants, etc.) ou qu’elle se présente comme une création artistique contemporaine, son geste permet de retranscrire en écriture alternative des récits de guerre, d’exil, de deuil, de lutte et de résilience. Le cas de la vyshyvanka (broderie) ukrainienne démontre avec puissance comment celle-ci devient un outil politique et un geste symbolique de survie identitaire (Gorski, 2021, Greet, 2024). Elle peut aussi devenir une forme d’activisme discret ou explicite, féministe ou écologique, questionnant les normes sociales, les rapports de pouvoir et les récits dominants (Parker, 1984, Bernard, 2018).

La Journée d’étude sera accompagnée d’une exposition d’œuvres d’art contemporain, qui se tiendra à la MACI du 6 au 29 mai 2026. L’objectif de cette exposition est de prolonger les échanges entre les intervenants de la Journée d’étude à travers des œuvres mobilisant les techniques de la broderie artisanale ou intuitive comme mode d’expression engagée. Elle permettra de poursuivre les réflexions sur une période plus longue et de toucher un public plus large. Dans l’espace d’exposition du deuxième étage de la MaCI se côtoieront des œuvres d’artistes issues de la diaspora ukrainienne, ainsi que d’artistes polonaises, canadiennes et françaises, qui réinventent le geste de la broderie au sein d’écritures alternatives de l’histoire des conflits et des résistances. L’exposition mettra également à l’honneur plusieurs pièces de broderie traditionnelle, telles que des rushnyky ukrainiens du XXe siècle ou des gants brodés par des artisanes grenobloises.

Organisée par Marie Mianowski (ILCEA4), Eugenia Reznik (GATES) et Delphine Rumeau (LITT&ARTS).

Partenaires

La journée d’étude et l’exposition sont une collaboration entre les laboratoires Litt&Arts, ILCEA4 et la MACI.
Avec le soutien du projet GATES, financé par le Programme d'Investissement Avenir du gouvernement français et mis en œuvre par l'ANR France 2030.

logos labos

Exhibition BONDARENKO
Pascal Monteil, Dernier printemps sur terre, 2023, 90 x 150 cm, Paris, musée des Arts décoratifs, photo Célia Pernot, Courtesy Galerie Regala, Arles

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Mémoire, vérité et justice en Argentine : cinq décennies de lutte (1976-2026)

Conférence, Journée d'étude, Projection, Table ronde Recherche Le 13 avril 2026
Complément date

à partir de 13h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Amphi de la Maison de la création et de l'innovation

À l’occasion du 50e anniversaire du coup d’État en Argentine, une demi-journée d’étude alliant recherche, pédagogie et échanges entre différents acteurs sociaux est organisée à la MaCI le 13 avril prochain. 

Dans le but de favoriser l’analyse et la réflexion sur les moyens dont dispose la société pour faire face aux violences d’État (mobilisation sociale, recours à la justice, pratiques mémorielles, etc.), quatre activités différentes, mais complémentaires sont proposées : une conférence, la projection d’un documentaire (Norita, Argentine, 2024), des lectures théâtralisées et une table ronde. Outre la présence d’Antonio Ramos Ramírez, historien à l’université Paris 8 et spécialiste de l’Argentine contemporaine, ainsi que la participation d’étudiants de licence LLCER espagnol, nous compterons sur la présence exceptionnelle d’Ana María Careaga, ancienne détenue et fille de l’une des Mères de la place de Mai enlevée et assassinée par le régime militaire argentin.

13h00 Projection

Norita (2024), film réalisé par Jayson McNamara et Andrea Carbonatto Tortonese, sur la trajectoire de Norita Cortiñas, militante argentine emblématique et l’une des co-fondatrices des Mères de la Place de Mai. Introduction par deux étudiantes de 3e année de la licence LLCER espagnol de l’UGA.

14h30 Conférence

« Un passé qui ne passe pas : un regard sur les années 1970 à 50 ans du coup d’État en Argentine », par Antonio Ramos Ramírez, MCF à l’Université Paris 8, spécialiste de l’Argentine contemporaine.

15h30 Lectures théâtralisées

Textes de Claudia Piñeiro (Argentine, 1960), Mariana Eva Pérez (Argentine, 1977), Fabián Díaz (Argentine, 1983) et Carlos Liscano (Uruguay, 1949-2023) par les étudiants de 1ère année de la Licence LLCER espagnol de l’UGA.

16h Table ronde

« Mémoire, vérité et justice en Argentine : cinq décennies de lutte (1976-2026) », avec la participation d’Ana María Careaga, ancienne détenue-disparue et témoin clé lors des procès judiciaires en Argentine, directrice de l’institut « Espacio para la Memoria » et protagoniste du documentaire Norita.

Comité d’organisation : Cristina Breuil, Raúl Caplán, Emilie Leroux, Verónica Vallejo Flores.

Mémoire, vérité et justice en Argentine
« Nunca Más » par Beatrice Murch, CC BY 2.0

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Contacts / organisateurs

Interaction, Contexte, Interprétation (ICI)

Journée d'étude Recherche Le 26 mars 2026
Complément date

à partir de 9h00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Salle 210
Maison de la création et de l'innovation

Journée d'étude organisée par Caroline Rossi (ILCEA4) et Anna Ghimenton (LIDILEM) dans le cadre du projet LT-LiDER.

Interventions

Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle, Laboratoire PRISMES) : Chorégraphies familiales : rituels et interactions multimodales durant les diners français.

Marieke de Koning (Université Grenoble Alpes), Charles-Guillaume Demaret (Université Paris Cité) & Célia Mercier (interprète diplômée de la Faculté de Traduction et d’Interprétation, Genève) : interprétation et/ou médiation : regards croisés.

Rudina Muca (ADATE) : La médiation culturelle au sein de l’accompagnement de demandeurs d’asile.

Laurent Filliettaz (Université de Genève) : Mettre les compétences interactionnelles au travail en formation professionnelle continue : les ressources de la data session.

Raquel Lázaro Gutiérrez (Université d’Alcalá de Henares, groupe de recherche FITISPos-UAH) : Former à la communication en santé avec les soignants : une expérience d’interprofessionnalité.

Caroline Rossi caroline.rossi [at] univ-grenoble-alpes.fr Interaction, Contexte, Interprétation (ICI)
© Anna Ghimenton

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