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Climate Fiction(s) #3

Séminaire / Recherche

Le 18 avril 2025

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

climate fiction
Tableau : Justine Laurent

Série de séminaires de l'axe transversal "Création culturelle et territoire(s)" autour de la notion de "Climate Fiction(s)".

Ce séminaire est le troisième d'une série de séminaires de l'axe transversal « Création culturelle et territoire(s) » de l'ILCEA4 intitulée "Climate Fiction(s)" qui a pour but d'explorer différents types de fictions climatiques, à la fois dans la littérature et dans les arts visuels, d'un point de vue anglophone. Ce séminaire est associé à la journée d'étude "Thinking, communicating and translating metaphors in controversial science" qui aura lieu la veille du séminaire et s'insère dans la manifestation scientifique "Communicating science through metaphors and narratives".

 

Pour ce troisième séminaire de la série "Climate Fiction(s)" est invitée Dr Marion Moussier, spécialiste de littérature britannique, dont la communication est intitulée : "The World of Science in Climate Fictions: Ambivalent Representations, Public Perception and Risk Communication".

 

Résumé : 

Les « climate fictions », ces romans qui font du changement climatique leur thème central, sont l’expression par excellence du dialogue intemporel entre la littérature et la science. À partir de trois exemples tirés de la fiction climatique britannique – de The Stone Gods (2007) de Jeanette Winterson à The Rapture (2009) de Liz Jensen, en passant par Solar (2010) d’Ian McEwan –, ce séminaire explorera les représentations littéraires des scientifiques et des institutions scientifiques qu’ils proposent, ainsi que ce qu’elles révèlent de la perception publique du changement climatique dans les sociétés occidentales. À travers la production littéraire britannique, on constate une ambivalence au cœur de la perception de la science en période de crise, celle-ci étant simultanément représentée comme un vecteur de destruction, un symbole loué du progrès et une voix d’avertissement négligée. Ce séminaire examinera comment ces trois romans abordent les applications sociétales de la science, notamment en ce qui concerne son imbrication et sa dépendance sans précédent vis-à-vis de la politique. Les romans se déroulant dans le présent ou dans un futur proche, tels que Solar et The Rapture, font souvent de la controverse générale un élément déterminant du contexte historique dans lequel ils s’inscrivent et, à travers les voix et les expériences de leurs protagonistes scientifiques, expriment des idées d’actualité telles que la politisation croissante de la science, le rôle des médias dans la propagation du scepticisme et la représentation erronée des climatologues qu’entraînent ces tendances. L’intérêt que ces romans portent à la science du climat s’étend également à la question de la communication et de la perception des risques environnementaux dans la sphère publique. Ils abordent certains des mécanismes complexes à l’œuvre dans la réception des données relatives au changement climatique et permettent de mieux comprendre pourquoi les méthodes les plus courantes de communication scientifique peuvent susciter divers degrés de résistance. Enfin, ce séminaire examinera comment les fictions climatiques illustrent les questions et les défis complexes liés à la communication et à la réception des risques environnementaux, à travers leurs protagonistes qui font souvent office de représentants des lecteurs.

Biographie :

Marion Moussier a récemment obtenu son doctorat en littérature anglaise à l’Université Paul Valéry Montpellier 3, au sein de l’unité de recherche « Études Montpelliéraines du Monde Anglophone » (EMMA, EA 741), avec une thèse intitulée « Représentations du changement climatique dans le roman britannique contemporain : des spéculations scientifiques aux expériences humaines ». Elle a occupé pendant plusieurs années un poste de chargée de cours vacataire à l’Université Paul Valéry avant de s’installer en Norvège, où elle réside actuellement. Ses recherches portent sur les multiples interactions entre les récits culturels, les conventions littéraires, la rationalité scientifique et le potentiel de sensibilisation à l’environnement, tels qu’ils se cristallisent dans les fictions climatiques. Ses axes de recherche actuels s’articulent autour de la perception et de la communication des risques environnementaux, de la rhétorique du changement climatique et de la fonction didactique de la littérature. Parmi ses dernières publications figurent « A Dissonant Mind in a Dissonant Body : Allegories of Climate Change Denial in McEwan’s Novel Solar (2010) » pour Études Britanniques Contemporaines et, à paraître prochainement, « Voir le Présent Comme Histoire : La Fonction Didactique du Futur Antérieur dans les Romans sur le Changement Climatique » pour la revue Cahiers d’Études du Religieux.

Date

Le 18 avril 2025
Complément date

à 10h00

Localisation

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison de la création et de l'innovation
Salle 204 (2e étage)

 

Publié le 19 mars 2025

Mis à jour le 9 juillet 2026