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Nouvelle séance du séminaire Histoire & histoires

Séminaire / Recherche

Le 22 janvier 2026

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Femmes en Amérique

Le séminaire "Histoire & histoires" du groupe Thes’Art des doctorant.e.s de l’ILCEA4 organise sa deuxième séance de l’année. Nous nous intéresserons cette fois au thème suivant : Femmes et adolescentes en Amérique du Nord : parole et corps entravés ?

Séance organisée et animée par Victoria Robert, Cécile Fonbonne et Charlène Martin. 

L'âge de raison ? Le problème de la délimitation de l'âge pour concevoir l'adolescence.

Lorsque l'on parle d'adolescence, on s'aperçoit rapidement que cette période ne semble pas être circonscrite de façon claire en termes de bornes d'âge. Certains s'appuient sur une approche biologique liée à la puberté, d'autres philosophique avec Rousseau ou encore historique lorsque l'adolescence est comprise comme une extension de l'enfance et étudiée à travers le prisme de l'instruction et du travail. Ma présentation se concentre sur un corpus littéraire représentant des adolescentes de 14 à 19 ans et amène à réfléchir à l'importance de l'âge, mais aussi du genre pour qualifier l'adolescence féminine. Le champ d'étude des girls' studies permettra d'encadrer cette réflexion et d'interroger la représentation de l'adolescence et son incarnation fantasmée ou réelle.

Victoria Robert est doctorante contractuelle à UGA rattachée au laboratoire ILCEA4 et sous la co-direction de Nicholas Manning (UGA) et Nathalie Caron (Sorbonne Université). Elle est en 3ème année et travaille sur les trajectoires de quête spirituelle d'adolescentes dans un corpus de romans contemporains américains écrits par des autrices.

De "He said, she said" à "Me Too" : La parole des victimes dans la couverture médiatique des violences sexuelles à la télévision américaine, de 1991 à 2020.

« He said, she said » est une expression emblématique, presque idiomatique associée aux violences sexuelles. Elle apparaît dans leur couverture médiatique quasi systématiquement. Mais que veut dire cette expression ? Est-elle marqueur d’un poids similaire accordé à la parole des acteurs et à celles des victimes de ces violences ? Ma présentation se base sur un corpus de transcriptions de bulletins d’informations américains datant de 1991 à 2020, et une étude grammaticale et syntaxique de la couverture des témoignages des victimes. Je tenterai alors de démontrer que la voix des victimes n’est pas mise sur un pied d’égalité, mais plutôt effacée et discréditée, sous couvert de présomption d’innocence.

Cécile Fonbonne est en première année de doctorat à l’Université Grenoble Alpes sous la direction de Caroline Rossi et Caroline Peynaud au sein de l'ILCEA4. Elle étudie la médiation des discours spécialisés dans le contexte de la couverture médiatique des violences sexuelles à la télévision américaine.

Voix féminine(s) et silence dans la poésie confessionnelle d’Anne Sexton, 1960-1980

Considérée comme l’une des figures majeures de la « Confessional Poetry », la poésie d’Anne Sexton a souvent été caractérisée par sa langue prolixe, parfois jugée transgressive. Le sujet poétique revendique son identité féminine en donnant voix à des expériences spécifiques à la féminité et souvent passées sous silence, telles que l'avortement, la sexualité féminine et la maternité. Pourtant, au milieu de cette langue du dévoilement, la non-parole occupe une place centrale. Du silence en tant que thématique poétique, au silence en tant que manifestation linguistique et artistique, la non-parole s’infiltre de bien des manières au sein des poèmes : blancs typographiques, mention du secret, phrases inachevées, ou encore non-dit. Dans le contexte de la Guerre froide, de l’émergence et du développement du féminisme de la deuxième vague, de la remise en question de la famille nucléaire, et du développement d’un courant de poésie confessionnelle qui vise à explorer ce qui devrait apparemment rester secret, Anne Sexton confronte la domination masculine hégémonique, notamment dans le discours poétique, en adoptant une posture résolument ancrée dans les expériences spécifiquement féminines et le corps féminin. Cependant, ce corps apparaît comme profondément morcelé, condamné à l’incomplétude, et donc à une parole qui manque de performativité. Cette communication propose d’étudier les liens multiples et complexes entre l'émergence d'une voix poétique féminine et le silence qui est parfois imposé, et parfois choisi comme posture d'énonciation volontaire et résolument féminine au sein de cette poésie.

Charlène Martin est doctorante contractuelle en première année de thèse à l’Université Grenoble Alpes, au sein de l’Institut des langues et cultures d'Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie (ILCEA4), sous la direction de M. Nicholas Manning. Sa thèse s’intitule : « Silence et confession chez quatre poètes femmes américaines (1950-1980) : Elizabeth Bishop, Muriel Rukeyser, Anne Sexton, Adrienne Rich ».

Pour se connecter via Zoom
https://univ-grenoble-alpes-fr.zoom.us/j/92314654282?pwd=b4ULdpTtlhfcKLi7IGh1K9WQBkb6Xc.1
Meeting ID: 923 1465 4282
Passcode: 627253

Date

Le 22 janvier 2026
Complément date

de 16h00 à 18h00

Localisation

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Salle C008 de la bibliothèque Bulles, Bâtiment Stendhal D, rez-de-chaussée

Et en visioconférence.

à télécharger

Femmes en Amérique

Publié le 15 janvier 2026

Mis à jour le 15 janvier 2026