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Journée d'étude sur "Les protagonistes littéraires “mineurs” de la première vague de l'émigration russe : entre l'oubli et la modernité"

le 14 février 2017
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de 10:00 à 16:00
salle Jacques Cartier, Maison des Langues et des Cultures
Journée d'étude organisée par Ioulia Maritchik-Sioli, doctorante du Centre d'études slaves contemporaines (ILCEA4).
Un nombre important de colloques, thèses, ouvrages universitaires sont consacrés aux grands acteurs, connus et célèbres, de la culture russe en exil : écrivains, poètes, critiques littéraires, philosophes, historiens, dont les œuvres sont éditées, rééditées et commentées abondamment. La Révolution russe de 1917 et la guerre civile ont profondément bouleversé la vie de nombreuses personnes qui n’avaient plus leur place dans la Russie soviétique. Le temps est passé, leurs noms, rayés de l’histoire par le pouvoir de l’époque, ont de nouveau été retrouvés dans leur patrie.
Mais qu’en est-il des protagonistes moins connus, écrivains, poètes, critiques littéraires, journalistes « mineurs » de l’émigration, tous ceux qui sont restés à l’ombre de leurs célèbres compatriotes? Quelle place occupent-ils dans le paysage culturel russe d’aujourd’hui ? Quel rôle leur est-il attribué ? Ont-ils leur « aujourd’hui » ?
Que connaissons-nous de la vie des acteurs mineurs ? Comment reconstruit-on leur parcours biographique ? Comment fait-on renaître les « œuvres complètes » mineures ? La description des méthodes et des techniques de travail destinées à l’élaboration des dictionnaires biographiques (par exemple, le dictionnaire biographique qui répertorie les noms connus et oubliés L’Emigration russe en France 1919-2000) ainsi que la stratégie du travail dans les archives seront un des axes de la réflexion sur les acteurs mineurs de l’émigration russe.
Quelles sont, d’autre part, les définitions possibles de mineur dans le domaine littéraire ? Le terme « mineur » est-il toujours relié aux notions d’« énonciation collective », de « conscience collective », de « solidarité active » (F. Guattari, G. Deleuze, Kafka. Pour une littérature mineure). Quels sont les rapports qu’entretiennent le mineur et l’oublié ? Pourquoi oublie-t-on certains noms du paysage culturel? Ces protagonistes mineurs et/ou oubliés sont-ils modernes ? Font-ils partie de notre aujourd’hui ? Quelle est leur place dans ces couples dichotomiques moderne / contemporain (H. Meschonnic), moderne / actuel (sovremennoe/zlobodnevnoe, ou « navek/kraj-i-vek » selon la terminologie de Marina Tsvetaeva) ?

Localisation

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire
Salle Jacques Cartier, Maison des Langues et des Cultures
Mis à jour le 11 juillet 2018