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Résistance(s) Partisane(s) : culture visuelle, imaginaires collectifs et mémoire révolutionnaire
Ce projet vise à ouvrir un champ de recherche novateur sur les mouvements de résistance depuis la Seconde Guerre Mondiale, l’intersection de l’histoire culturelle et de la culture visuelle.
Ce projet est porté par Paula Barreiro (ARSH, UGA) et le laboratoire LARHRA et a comme institutions partenaires le laboratoire ILCEA4 et l'Université de Barcelone à travers le projet de recherche et la plateforme internationale MoDe(s): Modernités Décentralisées et l'association Red de Estudios Visuales Latinoamericanos.


Il se divise en deux axes d’analyse : 1) Une étude transnationale des productions visuelles des mouvements partisans (arts visuels, production graphique, affiche, photographie, cinéma et vidéos) et de leur contribution à la configuration de nouvelles pratiques, à la construction d’identités visuelles et aux prises de consciences collectives qui se sont formées entre la SGM et la chute du mur de Berlin. 2) Une étude des répercussions que ces imaginaires visuels ont encore sur la culture visuelle actuelle, sur les pratiques artistiques contemporaines, ainsi que sur la configuration de l’imagination politique.

D’un point de vue méthodologique, il propose, d’abord, un déplacement de l’objet traditionnel de l’histoire de la résistance (fondée surtout sur le domaine littéraire et le document) vers la culture visuelle, ainsi qu’un élargissement des chronologies comprenant les mouvements antifascistes, anti-impérialistes, anticapitalistes au sein d’une généalogie comportant des continuités et des ruptures. Dans cette perspective, nous chercherons à débattre du rôle que les images et les productions audiovisuelles ont eu dans la constitution de ces luttes et des revendications pour les droits civiques ainsi que dans les réseaux de résistance et de solidarité, en considérant l’image comme un instrument de construction de connaissance visuelle (visual knowledge) et un vecteur transnational de création de comportements et de consciences collectives dissidentes. Il ne s’agit donc pas de faire une histoire illustrée, mais plutôt une histoire des productions visuelles qui mette en valeur leurs spécificités sémantiques, leurs usages et leurs matérialités, leur capacité à élaborer des codes transnationaux, leur récurrence, leur fonction modélisante ainsi que leur “fragilité” et leurs ambiguïtés.

Notre projet, développé par une équipe internationale, s’ancre dans une approche qui transcende les cadres nationaux et relie des mouvements, des idéologies et des pratiques entre les hémisphères sud et nord.
Lien :  https://modernidadesdescentralizadas.com/projets/re-part/

Mis à jour le 9 juin 2022