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Centre de recherches et d'études orientales (CREO)

Mis à jour le 24 janvier 2017

Nom
Centre de recherches et d'études orientales
Sigle
CREO

Équipe

  • Doctorants :
    • Suleiman Ghassa
    • Hedi Majdoub
    • Mazen Mohamad
    • Youness Zalzali

Le Centre de recherches et d’études orientales (CREO) fait partie des équipes de recherche internes de l’ILCEA4. La création de cette équipe marque ainsi l’élargissement des centres d’intérêt de l’ILCEA4 à deux nouvelles aires linguistiques et culturelles, l’Asie et l’Afrique du Nord. Cette ouverture aux langues et cultures du Proche et Moyen Orient et de l’Asie orientale, se traduit notamment par un signe fort, à savoir l’ajout dans son nom des deux A (Asie, Afrique).
Le CREO regroupe des enseignants-chercheurs en études arabes, chinoises et japonaises de l’Université Grenoble Alpes. Il entend inscrire son travail et sa réflexion dans une logique à la fois disciplinaire, reposant sur une articulation forte entre la langue, la littérature et la civilisation de chaque aire linguistique et culturelle concernée (arabe, chinoise et nippone), et transversale à travers les multiples espaces géographiques concernés – monde arabe, monde chinois, monde japonais, espace méditerranéen – et les thématiques et approches proposées. Ses projets communs de recherche sont donc de nature interdisciplinaire, associant des données, des théories et des concepts issus des différentes disciplines de ses membres. Ce rapprochement disciplinaire vise toutefois, comme cela se fait dans d’autres unités de recherche en France et à l’étranger, à atteindre, dans le souci d’une approche transdisciplinaire, une plus grande intégration permettant, entre autres, de définir de nouveaux paradigmes, notamment sous l’angle des relations Orient-Occident.
Dans le but de favoriser à la fois leur cohérence et leur spécificité, les travaux de recherche de ses membres s’articulent autour de trois thématiques principales s’inscrivant dans la période classique, moderne et contemporaine, bien que l’accent soit davantage mis sur cette dernière. De plus elles s’inscrivent directement dans les problématiques transversales de l’ILCEA4, notamment celles ayant trait à la culture, au territoire et aux relations internationales :
 
• Textes, patrimoines et interculturalité : construction, représentation, modélisation
• Langues, cultures et Médias : formes, sens, développement
• Mémoires & identités : mondialisation, contact et transfert

Axe(s) de recherche

Axe 1 « Textes, Patrimoines et interculturalité : construction, représentation, modélisation »

Il s’agit de s’intéresser aux domaines affiliés au patrimoine culturel immatériel et augmenté des espaces arabes et arabophones, mais aussi ceux des mondes chinois et nippon. C’est-à-dire aux traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine, aux pratiques artistiques, sociales et aux savoir-faire artisanaux. Cet axe propose notamment d’étudier tout ce qui contribue à la construction des espaces patrimoniaux, y compris les espaces numériques et virtuels. En perpétuelle reconstruction par les communautés et groupes en fonction de leurs milieux et de leurs interactions avec leurs histoires et celles des espaces voisins, ces patrimoines seront étudiés à partir des pratiques, des représentations, des expressions des espaces culturels qui leur sont associés.
L’interrogation sur l’interculturel est aussi l’occasion d’approcher les productions patrimoniales, tous supports confondus, et leurs liens avec le culturel, le cultuel, le politique et l’idéologique. Il est donc nécessaire d’examiner également les croyances et leur influence sur la réception, la construction des événements et le changement des pratiques langagières, sociales et culturelles, notamment à la lumière des événements qui secouent actuellement le monde, surtout son espace méditerranéen.

Axe 2 « Langues, cultures et Médias : formes, sens, développement »

Cet axe est l’occasion d’interroger les langues, les textes, les médias et multimédias, de décrire leurs genres, leurs discours, leurs stratégies, leurs structures et leurs liens avec l’environnement (social, économique, culturel, politique, etc.). Il laisse place à l’examen des pratiques médiatiques et numériques. Il décrit la genèse des événements, leur réception, le changement des comportements individuels et collectifs. A la lumière des événements qui secouent actuellement le monde, il se demande dans quelle mesure les médias contribuent à l’évolution et à la libération des idées, des discours, et plus généralement des langues. Dans cette perspective, quelle est la place des TICs/TICEs et de leurs applications (réseaux sociaux, plates-formes collaboratives, applications nomades, etc.) ? Quel est leur rôle dans le rapprochement entre les peuples du monde arabe ou en Asie orientale, voire, plus largement, ce qui les relie aux peuples et espaces avoisinant ces aires géographiques.
Cet axe a notamment l’ambition d’étudier l’émergence et le développement des structures, des formes, des sens et les phénomènes de diversité, de variation et d’hétérogénéité des langues, des discours, des textes, des cultures et des médias. Il s’agit surtout de comprendre les mécanismes sous-jacents à la production et au développement des formes et des sens et leur circulation dans l’espace oriental à travers l’usage des langues et des médias. En effet, serait-il possible aujourd’hui d’envisager le traitement des langues, des cultures et des médias sans passer par la problématique de leur définition, la détection de leurs structures, leurs sens et le processus de leur développement ? En plus de leurs fonction et fonctionnement, les trois éléments sont fondés sur la structuration des formes, des usages et des sens développés et qui sont liés à des critères, plus ou moins décisifs, à savoir la régularité, la simplicité, la complexité, la création et la répétition. Ces éléments sont destinés au même usage ; ils influencent les comportements de leurs usagers et reproduisent leurs intentions, leurs sentiments, leurs objectivités et leurs subjectivités. Au-delà des caractéristiques purement linguistiques, les langues des médias se distinguent par leur hybridité, leur hétérogénéité et leur pluralité. Elles reflètent l’image d’un espace oriental largement mixte, divers et multiculturel.

Axe 3 « Mémoires et identités : mondialisations, contacts et transferts »

Le recul historique, du moins le regard qu’il est loisible de porter sur l’histoire tend à montrer que ce qu’il convient désormais d’appeler les « mondialisations » ne concerne pas seulement la sphère des activités économiques et commerciales, mais aussi la vie intellectuelle dans la diversité de ses espaces d’expression. Pareil phénomène ne saurait se réduire au seul moment du contemporain. Dès l’époque des Grandes découvertes (XV-XVIIe siècles) s’amorce en effet un processus de désenclavement planétaire, dans le sillage duquel se tissent des réseaux d’échange et de circulation des hommes et des idées. Ces dynamiques d’ouverture, de connexion, voire d’enchevêtrement des cultures vont en s’intensifiant à compter du XIXe siècle, au lendemain de la surrection des États-nations dans le monde, et au fil de l’expansion des empires coloniaux. Ils prennent alors leur pleine ampleur au XX-XXIe siècle avec l’accélération des échanges internationaux, l’accroissement des mobilités humaines, ou encore l’émergence des nouveaux médias et technologies du numérique. Que ce soit dans le monde arabe ou en Asie orientale, dès ses premières heures, ce processus historique s’est traduit par une dynamique d’intégration, voire d’assimilation des grandes idées occidentales, dynamique conjuguée à un effort de mobilisation et de réactualisation des ressources traditionnelles. Dans cet ensemble géoculturel qu’on peut qualifier de non-occidental, les sociétés humaines ont dès lors connu un foisonnement d’activités de publication dans une langue à la fois pétrie des sources classiques et renouvelée au contact des langues et des notions venues de l’étranger. Sous l’influence des cultures occidentales, les différentes formes littéraires, l’historiographie, la cartographie et, plus tard, la presse et le cinéma se sont imposés comme autant d’espaces d’expression ayant favorisé l’émergence de nouveaux discours et de nouvelles pratiques, sur fond d’expansion coloniale, et dans un contexte de montée des nationalismes et des mouvements réformateurs et/ou révolutionnaires. Dans cette nouvelle brèche d’échanges, de transferts et de réappropriations des idées, la construction des identités, prises dans leurs dimensions culturelle, intellectuelle et politique, la quête de modernité et la place supposément dévolue à la tradition, ou encore l’élaboration des mémoires officielles et non-officielles du passé ont fait l’objet d’interrogations multiples, tantôt complémentaires tantôt antagonistes. C’est l’ensemble de ces aspects que cet axe de recherches se propose de sonder et de questionner, dans le souci d’une approche pluridisciplinaire attentive aux temps longs de l’histoire et à la multiplicité de ses trajectoires.

Publications

Revue numérique :

ILCEA
Numéro ISSN : 2101-0609
Éditeur : ELLUG - Université Grenoble Alpes
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