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Les axes de recherche du CEMRA

Mis à jour le 1 octobre 2015

Le CEMRA, devenu une équipe interne de l'ILCEA4, conserve la spécificité de sa recherche en études anglophones et sa structure en cinq axes.


  • Axe Poésie : Poétique, Esthétique, Histoire des idées (responsable : Denis Bonnecase)

Tout grand poète, comme tout grand critique et tout grand penseur est fondamentalement un passeur. Or, la période que couvre essentiellement l’axe (1750-1900, sans exclure des prolongements modernes décisifs, en particulier ceux qui sont liés à l’éco-poésie et à l’éco-critique) est éminemment celle des échanges riches en transformations culturelles, historiques, socio-économiques, géographiques, philosophiques, artistiques et, bien sûr, poétiques. La seconde moitié du XVIIIe siècle et l’âge romantique (qui, à maints égards, en est la continuité, d’où la notion fort prégnante de « long XVIIIe siècle ») ont puissamment « déclôturé » le champ du poétique. On songera, bien sûr, à l’événement de la Révolution française et à ses ondes de choc, mais aussi à la Révolution industrielle et, plus généralement, à la Révolution des idées touchant toutes les strates de la culture. Le transfert culturel est donc à l’ordre du jour au sein même de l’Europe des nations. Au-delà de la poésie au sens strict, la catégorie d’esthétique (dans ses rapports avec une culture effervescente et en mutation) doit être interrogée.
Le second grand volet de la recherche pourrait s’intituler « patho-critique ». Il s’agit d’interroger les voies de passage entre la poésie et la science, en lien avec l’histoire de la médecine (antique, romantique) et des maladies.
L’ultime volet des activités de l’axe concerne le domaine de la géopoétique. Il s’attache à explorer le poème moderne comme lieu de passage et paysage tout en explorant les poétiques du mouvement et de l’espace en mettant l’accent sur la reprise et les modifications de la problématique complexe des rapports entre nature et culture.

 
  • Axe Monde anglophone colonial et postcolonial (responsable : Catherine Delmas)

Il s’agit d’envisager les lieux de passage comme des espaces géographiques, symboliques, textuels et de montrer comment des lieux d’échange et de flux peuvent remettre en question les structures binaires de la pensée occidentale selon Edward Saïd et les représentations de l’époque coloniale, mais également une critique postcoloniale qui reposerait uniquement sur l’opposition entre centre et périphérie. Il s’agit également de montrer que même à l’époque coloniale, un texte, un lieu peuvent être des lieux de passage, de croisements et d’interpénétrations culturels (Homi Bhabha), d’hybridité.
Le lieu de passage sera ainsi envisagé comme « tiers espace », ou « espace interstitiel » pour reprendre les termes d’Homi Bhabha dans The Location of Culture.
Quatre grands volets permettent d'analyser la thématique des "lieux de passage" au sein de la littérature coloniale et postcoloniale :
• Représentations littéraires et artistiques de la ville de Londres comme lieu de passage
• Océans et lieux de passage
• Métaphores spatiales et hybridité dans l'imaginaire national (XVIIIe - XXIe siècles)
• La traduction comme lieu de passage

 

En se penchant sur le rôle joué par le récit de voyage dans la littérature et le discours national américains, cet axe propose un récit original de la constitution de l’identité américaine sur la longue durée, du XVIIe au XXIe siècle autour de quatre grands volets : 
• L'invention du Nouveau Monde entre découverte et création
• Les fondations mouvantes de États-Unis
• Un voyage sans fin
• Cartographie d'une nation hétérotopique
Il s’agit, d’une part, de rendre compte de ce processus singulier sans pour autant céder aux sirènes de l’exceptionnalisme, et, d’autre part, de dépasser la distinction somme toute artificielle entre une ère de l’idéologie moderne et une ère de la critique post-moderne.

 

À partir de la notion de « Passage », cet axe travaille sur l'interdisciplinarité et l’interculturalité dans les arts de la scène anglophones (du XXe siècle au XXIe siècle).
Si les arts de la scène et le cinéma ont toujours su mettre en place une méthodologie tenant compte de leur interdisciplinarité (ne serait-ce au moment du passage de la page à la scène), les créations contemporaines posent des problèmes d’interdisciplinarité de façon plus aigüe. C'est ainsi que la notion de passages et de frontières prend tout son sens.

 

L’axe Civilisation du CEMRA regroupe les civilisationnistes de toutes les sphères anglophones du monde dans la thématique générale du CEMRA sur les lieux de passage, pour le contrat quinquennal 2015-2020. Le « Passage » est envisagé selon deux approches, migrations et frontières (avec un volet spécifique sur les migrations des femmes), d’une part, et politiques et espaces de sociabilité, d’autre part. En accord avec la notion de passage, ces deux volets de l’axe civilisation s’inscrivent dans les études de mobilité (« Mobility studies ») selon la définition de Stephen Greenblatt (2010) pour qui la mobilité, et par là même le passage, se définissent à la fois de façon littérale ou de façon induite.
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